
Filtre à sable drainé
La réponse habituelle aux argiles de la plaine : un massif filtrant reconstitué, avec collecte en fond et rejet vers un exutoire autorisé.

Assainissement non collectif du village perché à la plaine : accès étroits, restanques, sols argilo-calcaires. Sondage, pose et remise en état.
Fayence pose un problème d’assainissement autonome qui n’existe nulle part ailleurs dans notre secteur sous cette forme, parce que la commune est coupée en deux mondes. Il y a le village perché, accroché à son éperon, avec ses ruelles en escalier, ses maisons mitoyennes et ses jardins en restanques de quelques dizaines de mètres carrés. Et il y a la plaine, en contrebas, celle de l’aérodrome et du vol à voile, largement ouverte, cultivée et lotie, où l’espace ne manque pas.
Dans le premier cas, tout est contrainte. Une pelle, même une mini-pelle, ne monte pas dans certaines ruelles. Les parcelles sont trop petites pour un épandage réglementaire, les murs de soutenèment sont anciens et il faut éviter de les décharger, et l’essentiel du bâti ancien est de toute façon raccordé au réseau collectif. L’assainissement autonome concerne surtout les maisons hors agglomération.
Dans le second cas, on retrouve des conditions de travail normales, mais un sol différent : la plaine de Fayence repose largement sur des formations argilo-calcaires issues des reliefs calcaires du Pays de Fayence. Ces terres sont fertiles, elles tiennent l’eau, et une argile qui tient l’eau infiltre mal. C’est le point de blocage numéro un des projets de plaine : la perméabilité mesurée tombe souvent sous le seuil admissible pour un épandage classique.
Nous intervenons sur les deux versants de la commune, du quartier des Ferrages aux écarts vers la Camandre et la route de Seillans. Nous exécutons le chantier de bout en bout. Voir la prestation complète sur fosse septique, et nos autres travaux de sol sur terrassement à Fayence.

Sur les parcelles perchées et les restanques, la première question n’est pas technique mais logistique : par où fait-on entrer une cuve de trois mètres cubes et par où sort-on les déblais. Nous avons trois réponses selon les cas. La première, la plus simple, consiste à travailler à la mini-pelle et à stationner le camion sur une aire en contrebas, avec navettes. La deuxième passe par une manutention par grue mobile depuis la voie la plus proche. La troisième, quand rien ne passe, consiste à changer de produit : une cuve béton monobloc devient impossible, une filière compacte ou une micro-station en plusieurs éléments manoeuvrables reprend l’avantage.
Le second point, ce sont les restanques elles-mêmes. Ces murs de pierre sèche retiennent les terres depuis des générations et ils supportent mal qu’on creuse à leur pied ou qu’on charge leur crête. Une fouille mal placée déstabilise un mur entier. Nous gardons une distance de sécurité, nous étayons si besoin, et lorsqu’un mur doit être repris nous le refaisons dans les règles : voir restanque et mur en pierre ou, pour un ouvrage plus lourd, mur de soutenèment.
Troisième point : la pente. Une filière d’assainissement se pose sur une surface proche de l’horizontale. Sur un terrain à quinze ou vingt pour cent, cela suppose une plateforme, donc un déblai amont et un remblai aval maîtrisés. C’est du terrassement en pente, notre coeur de métier, avec l’accès engin en terrain pentu qui va avec.

La réponse habituelle aux argiles de la plaine : un massif filtrant reconstitué, avec collecte en fond et rejet vers un exutoire autorisé.

Quand l’emprise disponible est vraiment réduite. Compacte, mais elle demande de l’électricité, un contrat d’entretien et une occupation régulière.

Suppression du puits perdu, séparation des eaux pluviales, remplacement du dispositif ancien et reprise du réseau intérieur.
La plaine qui s’étend sous le village, autour de l’aérodrome de Fayence-Tourrettes, offre exactement ce qui manque en haut : de la surface, des accès carrossables, des terrains plats. Sur le papier, le rêve du poseur de fosse. Dans les faits, le sol y est souvent argilo-calcaire, lourd, collant en hiver, dur et fissuré en été. Une argile qui se rétracte crée des fentes de retrait par lesquelles l’eau file sans être traitée, puis se referme aux premières pluies et bloque toute infiltration. Ce comportement rend la mesure de perméabilité délicate et impose de la réaliser dans de bonnes conditions d’humidité.
Quand la vitesse d’infiltration est insuffisante, l’épandage souterrain est écarté. Le filtre à sable vertical drainé devient la filière de référence : on crée un massif de sable lavé isolé du terrain par un film, l’effluent y est épuré, puis collecté en fond et dirigé vers un exutoire. Encore faut-il qu’un exutoire existe et qu’il soit autorisé : fossé communal, réseau pluvial, cours d’eau. C’est souvent là que se joue la faisabilité du projet, plus que dans le sol lui-même.
Sur les parcelles agricoles reconverties, il faut aussi compter avec les drains agricoles anciens, parfois encore actifs, qu’on rencontre en creusant. Les recouper sans les reprendre revient à rediriger l’eau de tout un champ vers la fouille. Nous les repérons et les traitons, au besoin avec un drainage de terrain en amont de la filière.
Deux lectures en une seule visite : par où le matériel peut passer, et ce que contient le sous-sol. À Fayence, ces deux réponses varient parfois de trois cents mètres à trois cents mètres.
L’étude de filière arbitre entre traitement par le sol, massif reconstitué et dispositif agréé. Le dossier est instruit par le service public d’assainissement non collectif dont dépend la commune.
Terrassement, plateforme, pose, réseaux, ventilation, essais, contrôle de bonne exécution avant recouvrement, puis remise en état complète du jardin ou de la terrasse.
Pas si la rue est desservie par le réseau collectif, auquel cas le raccordement est obligatoire dans les délais prévus. L’assainissement autonome concerne les constructions non desservies, essentiellement hors agglomération. La première chose à vérifier est donc le zonage d’assainissement de la commune, avant même de parler de filière ou de matériel.
Rarement définitif. Nous travaillons à la mini-pelle dans des passages de deux mètres, nous manutentionnons par grue depuis la voie quand le survol est possible, et nous adaptons le matériel : une filière en éléments légers remplace une cuve monobloc trop lourde. Ce qui est vraiment bloquant, c’est l’absence de surface disponible, pas la difficulté d’accès.
Non. Une argile peu perméable interdit l’épandage dans le sol en place, pas l’assainissement autonome. On passe alors à un massif filtrant reconstitué, drainé, avec rejet vers un exutoire, ou à un dispositif agréé. Le vrai point de blocage est l’exutoire : sans point de rejet autorisé, les options se réduisent fortement et le projet se complique.
Si la place existe, le filtre à sable est plus robuste : pas d’électricité, pas de pièces d’usure, une tolérance aux absences prolongées. La micro-station gagne quand l’emprise manque, mais elle exige une occupation régulière, un contrat d’entretien et des vidanges plus fréquentes du compartiment de boues. Le choix se fait sur votre mode de vie autant que sur le terrain.
Non, et c’est un risque réel. Le projet doit être validé avant exécution, puis contrôlé fouilles ouvertes. Une installation recouverte sans visite peut devoir être redécouverte entièrement, aux frais du propriétaire. Nous calons toujours la date d’intervention sur l’avancée du dossier, et nous prévenons du délai dès le devis.
Il va forcément le marquer, mais cela se répare. Nous décapons et stockons la terre végétale à part pour la remettre en surface, nous protégeons les cheminements et les murets, et nous reprenons les niveaux en fin de chantier. Sur les terrains pentus, la remise en état inclut souvent un modélage léger pour que l’eau de pluie reparte correctement.
Village perché ou plaine, la réponse technique n’est pas la même. Nous venons voir l’accès et le sol, puis nous chiffrons précisément. 07 46 73 52 00 ou page contact.