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Fouilles de fondations à Fréjus
83Fréjus et Est-Var

Fouilles de fondations à Fréjus

Fouilles en rigole ou en pleine masse, ouvertes aux cotes du plan et ancrées dans un sol d’assise sain.

01Ouvrir le sol au bon endroit

Des fouilles calibrées, propres et ancrées dans le bon sol

La fouille de fondation est la tranchée ou l’excavation qui recevra les semelles d’un ouvrage. Sa géométrie est donnée par le plan de fondations : largeur, profondeur, position par rapport aux axes de murs. Son fond, lui, est donné par le sol : on descend jusqu’à rencontrer un terrain d’assise homogène et suffisamment résistant.

Ces deux logiques se rencontrent rarement du premier coup. Le plan prévoit 80 cm, la pelle trouve une poche d’argile molle à 90 cm, il faut alors purger et descendre. C’est pour cette raison qu’un terrassier expérimenté ne creuse pas les yeux fermés : il regarde ce que le godet remonte, couche après couche, et il alerte immédiatement quand le sol ne correspond pas.

Autour de Fréjus, deux contextes dominent. Dans la basse plaine de l’Argens, on rencontre des alluvions sableuses et limoneuses, parfois une nappe proche de la surface. Sur les coteaux et vers le Pays de Fayence, ce sont des argiles et des arènes issues de l’altération des roches, sensibles au retrait-gonflement et donc à traiter avec prudence.

Terrassement Fréjus Jean ouvre les fouilles pour maisons individuelles, extensions, garages, murs et piscines, en rigole comme en pleine masse. La prestation s’articule avec la plateforme de maison neuve et avec le terrassement général.

Fiche technique des fouilles
Fouille en rigole
tranchée suivant les axes de murs
Fouille en pleine masse
excavation d’une emprise entière
Largeur courante
40 à 80 cm selon la semelle
Profondeur hors gel
généralement 0,50 à 0,80 m dans le Var
Ancrage en sol argileux
souvent 1,00 à 1,50 m
Godets utilisés
de 30 à 80 cm selon la largeur
Fond de fouille
dressé à plat, propre, non remanié
Godet de curage en gros plan sur une terre argileuse
02Argiles et retrait-gonflement

Pourquoi les fondations descendent plus bas dans le Var

Les sols argileux gonflent quand ils s’imbibent et se rétractent quand ils sèchent. Sous notre climat, où un été très sec succède à des pluies d’automne intenses, ces mouvements sont marqués. S’ils s’exercent sous une semelle posée trop haut, ils fissurent la maçonnerie. C’est le fameux phénomène de retrait-gonflement des argiles, très présent sur les coteaux de l’Est-Var.

La parade consiste à ancrer les fondations sous la zone affectée par ces variations d’humidité, ce qui conduit souvent à des profondeurs de 1,00 à 1,50 m au lieu des 0,60 m habituels. La profondeur exacte n’est pas une question d’habitude : elle est donnée par l’étude géotechnique de conception, celle que l’on appelle couramment mission G2.

Cette étude est demandée sur la plupart des terrains classés en aléa moyen ou fort. Elle décrit la succession des couches, la présence éventuelle d’eau et le niveau d’assise à retenir. Nous travaillons avec ce document en main. Quand il n’existe pas, nous restons conservateurs et nous signalons immédiatement tout sol hétérogène rencontré au godet.

Fouille en rigole

Fouille en rigole

La solution la plus courante en maison individuelle. On ouvre une tranchée continue sous chaque mur porteur, aux largeurs du plan, avec un fond dressé à plat. Le béton de semelle est coulé directement contre le terrain lorsque celui-ci se tient.

Voir le terrassement
Fouille en pleine masse

Fouille en pleine masse

On excave toute l’emprise sur une profondeur donnée : sous-sol, vide sanitaire important, bassin de piscine, cuve enterrée. Le volume de déblais est nettement supérieur et l’évacuation devient un poste à part entière.

Voir la piscine
Talutage et sécurité

Talutage et sécurité

Au-delà de 1,30 m, une fouille verticale non protégée est dangereuse. Selon la nature du sol, on talute les bords, on blinde ou on élargit. Le balisage et l’interdiction d’accès font partie intégrante du travail.

Notre méthode
Godet jaune versant de la terre devant un mur de fondation
03Points mous et purges

Reconnaître un mauvais fond de fouille

Un bon fond de fouille est ferme, homogène et sec. Il ne s’enfonce pas sous le pied, il ne colle pas au godet, et sa couleur reste constante sur toute la longueur de la tranchée. Dès que l’un de ces trois critères change, il faut s’arrêter et comprendre pourquoi avant de continuer à creuser.

Les points mous les plus fréquents sont d’anciens remblais non compactés, des fosses comblées, des tranchées de réseaux abandonnées, des souches enfouies ou des poches d’argile saturée. Le traitement est toujours le même : on purge la zone jusqu’au sol sain, on remplace par de la grave compactée ou par du gros béton, puis on reprend le fond à la bonne cote.

Le fond doit aussi rester horizontal par tronçons. Sur un terrain en pente, on découpe la fouille en redans, avec des ressauts nets, plutôt que de suivre la pente naturelle. Enfin, la tranchée est nettoyée des éboulis avant coulage : quelques centimètres de terre foisonnée sous une semelle suffisent à créer un tassement différentiel.

  • Lecture du plan de fondations et de l’étude de sol avant intervention
  • Repérage des réseaux existants et déclaration préalable si nécessaire
  • Godet adapté à la largeur de semelle pour éviter les surlargeurs
  • Fond dressé à plat, en redans sur les terrains en pente
  • Purge systématique des points mous rencontrés
  • Balisage des fouilles ouvertes et talutage des bords profonds
04Eau et sécurité

Deux sujets que l’on ne néglige jamais

L’eau est le premier ennemi d’une fouille. Dans la plaine alluviale de l’Argens, la nappe peut remonter à moins d’un mètre en période humide et noyer une tranchée en quelques heures. On prévoit alors un pompage, un puisard provisoire en point bas, et on ajuste le planning pour couler rapidement. Un drainage périphérique définitif est souvent la bonne réponse à long terme.

La sécurité est le second sujet. Une paroi verticale de plus de 1,30 m peut s’ébouler sans signe avant-coureur, particulièrement dans un sable de plaine ou une argile fissurée par la sécheresse. Selon la profondeur et la nature du terrain, on talute les bords, on met en place un blindage, ou on interdit purement et simplement la descente dans la fouille.

Ces deux contraintes ont un coût et un impact sur le délai. Les annoncer au moment du devis plutôt que de les découvrir en cours de chantier fait partie du travail. C’est aussi pour cela que nous nous déplaçons systématiquement avant de chiffrer, plutôt que d’envoyer un prix au mètre linéaire par téléphone.

Questions fréquentes sur les fouilles de fondation

Quelle profondeur de fondation faut-il prévoir

La profondeur minimale correspond au niveau hors gel, généralement 0,50 à 0,80 m dans le Var littoral. Mais en présence d’argiles sensibles au retrait-gonflement, l’ancrage descend souvent à 1,00 ou 1,50 m pour s’affranchir des variations d’humidité saisonnières. Seule l’étude géotechnique et le plan de fondations fixent la valeur à retenir. Nous exécutons selon ces documents.

Quelle différence entre fouille en rigole et en pleine masse

La fouille en rigole est une tranchée ouverte uniquement sous les murs porteurs, aux largeurs des semelles : c’est la solution courante pour une maison sur terre-plein. La fouille en pleine masse consiste à excaver toute l’emprise sur une profondeur donnée, pour un sous-sol, un vide sanitaire important ou un bassin. Le volume de déblais et le coût d’évacuation sont bien plus élevés.

L’étude de sol G2 est-elle obligatoire

Une étude géotechnique préalable est requise lors de la vente d’un terrain constructible situé en zone d’aléa moyen ou fort de retrait-gonflement des argiles, et le constructeur doit ensuite suivre ses préconisations ou faire réaliser une étude de conception. Beaucoup de communes de l’Est-Var sont concernées. En pratique, cette étude évite des reprises coûteuses et sert de base à notre chiffrage.

Que se passe-t-il si on trouve de la roche

Sur les contreforts de l’Estérel, il arrive de rencontrer de la rhyolite ou du grès compact. Un godet classique n’en vient pas à bout : il faut alors un brise-roche hydraulique, ce qui allonge le délai et modifie le prix. Nous signalons cette éventualité dès la visite lorsque les affleurements visibles ou la topographie la rendent probable, et nous chiffrons cette hypothèse séparément.

Faut-il évacuer toutes les terres de fouille

Pas nécessairement. Les déblais sains peuvent servir aux remblais périphériques une fois les maçonneries réalisées et protégées, ce qui réduit d’autant les rotations de camion. Les terres argileuses très plastiques, en revanche, se compactent mal contre un ouvrage et sont généralement remplacées par de la grave. Le bilan est détaillé sur remblai et déblai.

Combien de temps entre la fouille et le coulage

Le plus court possible. Un fond de fouille reste dans son état optimal quelques jours seulement : la pluie le délaye, le soleil le fissure, les bords s’éboulent. Nous calons donc nos dates avec celles du maçon. Si un report s’impose, un film de protection ou un béton de propreté coulé rapidement limite la dégradation du sol d’assise.

Des fouilles à ouvrir autour de Fréjus

Transmettez-nous votre plan de fondations et votre étude de sol si vous en disposez. Nous venons relever le terrain et nous chiffrons les fouilles, les purges éventuelles et l’évacuation. Appelez le 07 46 73 52 00.

Appeler07 46 73 52 00