Ce qui distingue une allée qui dure d’une allée qui s’affaisse en deux hivers, ce n’est ni le gravillon ni la couleur du béton. C’est le décaissement, le géotextile et le compactage des couches de forme. La finition se voit, la structure travaille. Un aménagement posé sur trente centimètres de terre végétale non purgée est condamné d’avance, quel que soit son prix.
À Fréjus, deux contraintes reviennent en permanence. La pluie d’abord : un épisode méditerranéen déverse en trois heures de quoi raviner une allée mal pentée et charrier tout le gravier jusqu’au portail. Les argiles de coteau ensuite, qui gonflent et se rétractent, et qui remontent leurs fines dans la grave si rien ne les sépare.
Nous traitons l’accès dans son ensemble : entrée depuis la voie publique, rayon de braquage, largeur utile, portance pour un véhicule léger ou pour un camion de livraison, aire de retournement, gestion de l’eau et raccord propre avec le terrain existant. Le tracé se dessine sur place, en marchant, pas sur un plan théorique.
Selon l’usage et le budget, trois finitions dominent dans le Var : le gravillon, le béton désactivé et l’enrobé. La structure sous-jacente reste la même, seule son épaisseur et sa finition changent.