Le risque principal du terrassement n’est pas la machine, c’est l’effondrement d’une paroi. Une terre qui tient parfaitement le matin peut céder l’après-midi, après une pluie, sous les vibrations d’un engin ou simplement parce que la fouille est restée ouverte. Le volume qui tombe est lourd et il tombe vite. C’est la raison pour laquelle une fouille profonde se traite avec des règles strictes, même chez un particulier.
Deux solutions existent. Le talutage consiste à incliner les parois selon l’angle que le terrain peut tenir : c’est simple, mais cela consomme beaucoup de place en surface et augmente le volume de déblais, donc le coût d’évacuation. Le blindage consiste à maintenir les parois verticales par un caisson ou des panneaux : c’est plus coûteux en matériel, mais indispensable dès qu’on manque d’emprise, par exemple pour une tranchée le long d’une clôture ou d’une façade.
S’y ajoutent des règles de bon sens qui n’en sont pas : ne jamais stocker les déblais au bord immédiat de la fouille, ne pas laisser un engin manœuvrer en crête, baliser toute ouverture laissée en fin de journée, et interdire l’accès aux personnes non concernées. Sur un terrain habité, la question des enfants et des animaux se pose dès le premier soir.
Ces contraintes ont un effet direct sur le devis et sur le délai. Une tranchée profonde en site étroit demandera du blindage, une fouille en pente demandera du talutage et donc plus d’évacuation. Les annoncer dès la visite évite de les découvrir en cours de chantier, comme expliqué dans notre méthode.